Les Montagnes Jaunes avec Julien Minet
11/22/2006 - Marion ZipfelJulien Minet a ouvert en 2003 une maison d’hôtes à Zhaji, petit village paisible de l’Anhui à une heure et demie seulement de l’attraction touristique majeure de la région, les Montagnes Jaunes. A Zhaji, encore miraculeusement épargné par le tourisme de masse, on profite d’une Chine que l’on souhaite éternelle.
Les Montagnes Jaunes ou Huangshan
La province de l’Anhui est une des provinces les moins développées de la Chine orientale. On y vient principalement pour découvrir le spectaculaire massif des Montagnes Jaunes, ou * Huangshan* en chinois.
Depuis plus de 1000 ans, les Huangshan, avec ses 72 pics aux noms très poétiques comme ” la cime de l’oie blanche ”, ” le singe contemplant la paix” ou encore “la capitale de la fée”, figurent parmi les sources d’inspiration préférées des peintres et poètes chinois. Aujourd’hui, les artistes ont été remplacés par des hordes de touristes venus faire l’ascension des célèbres montagnes…en téléphérique.
En effet, il existe trois façons d’atteindre le sommet: une ascension courte et difficile par les marches de l’Est, une autre plus longue et difficile par les marches de l’Ouest et la dernière et très rapide, en téléphérique. Le droit d’entrée est de 130 yuan (soit environ 13 euros).
Si vous optez pour la marche, il est préférable de monter par les marche des l’Est, comptez environ trois heures. Vous trouverez des vendeurs d’eau, de fruits et de noix le long de votre grimpette. Une fois au sommet, vous serez saisis par le mystère des Huangshan et ses pics cachés dans la brume. Une fois au sommet, il y a de nombreux points de vue. Malgré la foule, il est toujours possible de trouver des coins tranquilles pour profiter du paysage. Pour redescendre ; vous emprunterez la voix de l’Ouest, deux fois plus longue que la voix de l’Est. Elle part du Rocher volant et passe par le Pic de la Clarté. Ne manquez pas l’ascension du plus haut sommet des Huangshan, le Pic de la Fleur de Lotus et les marches extrêmement raides qui mènent au Pic de la Capitale du Ciel.
Vous continuerez ensuite votre longue mais époustouflante descente. Il faut compter au total une dizaine d’heures pour la montée et la descente et surtout prendre le temps de profiter du spectacle exceptionnel qu’offrent les Montagnes Jaunes.
Prévoyez des vêtements chauds et imperméables.
Une fois arrivés, vous pourrez regagner la ville de Tunxi ou Huangshanshi pour passer la nuit. Prévoyez une journée tranquille le lendemain pour vous remettre de vos efforts et de vos courbatures. Vous pourrez alors passer une journée ou demie-journée à Huangshanshi pour flâner dans les boutiques de Laojie, l’artère principale, goûter aux célèbres thés de la région, comme le thé vert des Huangshan. Vous pourrez également visiter la fabrique d’encre de Laohukai.
Les villages du Wannan
Loin de l’urbanisation galopante, le Wannan dans le sud de la province de l’Anhui garde encore tout le charme de la Chine de la Chine du sud d’autrefois: Rizières, plantations de thé, et petit villages aux maisons chaulées de blanc à l’architecture Ming traditionnelle. Nanping, Xidi et Hongcun comptent parmi les plus beaux villages du Wannan.
C’est cette région des lettrés d’autrefois qui a séduit Julien Minet, un jeune Français venu enseigner le français à Nankin. Avec son ami, Tan Guo, un peintre chinois, ils achètent chacun une maison et s’attèlent à leurs rénovations. Amis et connaissances s’y pressent pour découvrir ce coin de paradis. Ils décident alors de franchir le pas et de monter une maison d’hôtes appelée la Maison du Maitre des Thés qui a ouvert ses portes en 2003. Mais en 2006, Tanguo décide de renouer avec son activité d’artiste chinois. Développer une alternative au tourisme de masse, préserver l’architecture Ming du village, c’est ce qui a poussé Julien Minet à poursuivre l’aventure et à ouvrir un nouveau Chawu il y a quelques mois. Notre h ôte français est également le parrain des artisans du village. Il tente de trouver des débouchés pour l’artisanat local espérant ainsi convaincre les jeunes à rester dans leur village plutôt que de céder aux sirènes de la ville.
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