Un patron en Chine avec Rémi Paul, Directeur général adjoint de Véoliawater en Chine
02/19/2007 - Marion ZipfelContrats en cascade, un lobbying qui ne coule pas forcément de source, et 14 millions de chinois abreuvés en eau potable. En Chine depuis dix ans, Véoliawater étanche sa soif de marchés.
Avec Rémi Paul, Directeur général adjoint de Véoliawater en Chine
En 1997, VéoliaWater alors appelée VivendiWater remportait son premier contrat de services d’eau en Chine à Tianjin. Aujourd’hui, le numéro un mondial des services de l’eau est présent dans 19 provinces chinoises, a signé 21 contrats, emploie plus de 7000 personnes et abreuve 14 millions de chinois en eau potable. VéoliaWater exerce ses deux activités de production d’eau et de dépollution des eaux usées pour le compte de collectivités locales et depuis peu pour le compte d’industriels. En janvier 2006, l’entreprise française a signé un important contrat de partenariat avec une filiale de Sinopec, le premier groupe de raffinage chinois. Dans le cadre de ce contrat, VéoliaWater assure l’exploitation des ouvrages de collecte, de traitement et de recyclage des eaux résiduaires industrielles du site de Yanshan, situé à 50 km au sud-ouest de Pékin. Un autre contrat industriel été signé avec les laboratoires Thyssen à Tianjing prévoyant une unité de traitement d’eau par dessalement. « Il y a de belles perspectives avec l’industrie même si l’essentiel de nos contrats est encore signé avec des municipalités » explique Rémi Paul.
Véoliawater a considérablement renforcé sa position en Chine en 2002 en remportant un contrat majeur de gestion des services d’eau de PUDONG (le quartier d’affaires de Shanghai) pour une durée de 50 ans. « Pour la première fois, la municipalité nous a confié l’intégralité de la responsabilité de la production et de la distribution d’eau potable. Ce contrat dit intégré a déclenché une série d’autre succès» explique le directeur général adjoint de VéoliaWtaer. Dans la foulée de Pudong, Véoliawater remporte en 2003, un contrat de gestion déléguée de l’eau potable et des eaux usées de la ville de Shenzhen, également d’une durée de 50 ans. En 2004, Veolia Water s’est, entre autres, vu confier par la ville de Pékin la construction et l’exploitation pour 20 ans de l’usine de dépollution des eaux usées de Bei Yuan qui sera construite à proximité immédiate du futur village olympique (JO de 2008).
Discret sur les méthodes de lobbying, Rémi Paul reconnaît que le contrat de Pudong est une excellente vitrine du savoir-faire de VéoliaWater qui a permis de remporter d’autres contrats avec d’autres municipalités. « L’industrie de l’eau est largement municipale en Chine donc aux mains des fonctionnaires. De nombreuses délégations sont venues voir l’usine de Pudong et grâce à cette vitrine nous gagnons d’autre contrats avec d’autres municipalités qui veulent profiter de nos performances opérationnelles» raconte Rémi Paul.
Longtemps le marché de l’eau a été dominé par les deux acteurs étrangers que sont VéoliaWater et Suez Environnement mais peu à peu des acteurs chinois comme China Gaz, Shanghai industry s’intéressent au marché de l’eau et commencent à y mener une compétition locale.
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cset coul recrismoi aux moi
— manuel 2007-02-20 22:09 #cest coul recrismoi aux moi
— manuel 2007-02-20 22:10 #