Gilles de Robien en visite en Chine
02/13/2007 - Marion ZipfelGilles de Robien, le ministre de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche était à Pékin et à Shanghai du 1er au 3 février. Au delà des accords avec le ministre chinois de l’Education, le ministre français accompagné de scientifiques mais aussi d’industriels français a signé un accord-cadre renforçant la coopération sur la recherche et l’innovation en matière de technologie de batterie nécessaire au développement de la voiture électrique.
Renforcer l’attractivité de la France auprès des étudiants chinois
Lors de son voyage en Chine, le ministre français a signé avec son homologue chinois Zhou Ji, le ministre de l’éducation chinois une lettre d’intention pour la reconnaissance mutuelle des études et des diplômes entre la France et la Chine. “Elle pourrait être effective à la prochaine rentrée universitaire” a indiqué Gilles de Robien. Un premier accord avait été signé en 2003 mais abandonné en raison de la nouvelle harmonisation européenne en matière de diplômes.
“Cette reconnaissance (entre la Chine et la France) va faciliter la mobilité des étudiants français en Chine et des étudiants chinois en France”, a déclaré le ministre.
Selon les chiffres du ministère français de l’éducation, il y a actuellement 16 000 étudiants chinois en France et 2500 étudiant français en Chine. “Les étudiants chinois représentent déjà le 3e contingent d’étudiants étrangers en France mais nous souhaitons en accueillir davantage” a déclaré le ministre. Des mesures ont déjà été mises en place pour renforcer l’attractivité de la France auprès des jeunes chinois. Une agence pour la mobilité universitaire et scientifique, Campus France, a notamment été créé pour servir de “guichet unique” aux étudiants chinois désireux de poursuivre leurs études supérieures en France. Le ministre français a également rappelé l’ouverture des règles de séjour pour les étudiants chinois.
Plus d’étudiants français en Chine
S’il est nécessaire d’attirer les étudiants chinois en France, M. de Robien a encouragé les étudiants français à partir étudier en Chine. C’est dans cette logique qu’un inspecteur général pour le chinois a été nommé il y a moins d’un an. “Quand on développe l’apprentissage du chinois, naturellement on a des jeunes qui ont ensuite envie de faire une partie de leur cursus scolaire ou universitaire en Chine” a déclaré le ministre.
Lors de sa visite en Chine, le ministre français s’est rendu sur le campus de Beihang, la référence en matière d’astronomie et d’aéronautique. C’est au cœur même de cette université que l’Ecole centrale a inauguré en 2005, l’Ecole centrale de Pékin qui forme de futurs ingénieurs chinois. Un exemple d’implantation réussie qui devrait ouvrir la voie aux autres écoles françaises.
La recherche franco-chinoise au service de la voiture électrique
Ministre de l’éducation et de l’enseignement supérieur, Gilles de Robien est également ministre de la recherche. Il a notamment signé un accord–cadre renforçant la coopération sur la recherche et l’innovation en matière de technologies de batterie pour les voitures électriques. Associant scientifiques, chercheurs et industriels français, le ministre s’est rendu à l’Université Tongji de Shanghai vivement intéressée par les travaux des chercheurs français, M.Tarascon et M.Delmas, dans l’énergie électrique. “Des équipes françaises et chinoises vont travailler ensemble pour mettre au point la meilleure technologie en matière de batterie. Voilà un bon exemple de coopération” s’est réjouit M. de Robien.
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